Lumika

GUIDE DE PRISE EN MAIN

Par où commencer.

Inventaire, perches, blocs de gradateurs, plan de feu, vérification. Cet ordre-là, et pas un autre : c’est celui dans lequel l’application ne refuse rien.

1. Remplir l’inventaire

On commence toujours par là. Un appareil qui n’est pas dans l’inventaire ne peut pas être posé sur une perche : l’écran du plan de feu n’a rien à vous proposer.

Saisir les projecteurs

Onglet Inventaire, sous-onglet Projecteurs. Pour chacun : sa désignation, sa marque, son optique — PC, découpe, PAR, cyclo — et surtout son genre.

Le piège — Le genre décide de tout le reste. « Traditionnel » veut dire une lampe et rien d’autre : il lui faudra un circuit de gradateur. « DMX » veut dire LED ou asservi : il aura sa propre adresse, et vous devez alors saisir son nombre de canaux. L’application refuse un appareil DMX sans nombre de canaux, parce qu’il occuperait zéro canal et que le contrôle de patch dirait oui à un plan faux.

Saisir les lampes

Sous-onglet Lampes. Le culot compte autant que la puissance : c’est lui qui dit si une lampe va dans un projecteur. Renseignez un seuil d’alerte.

Le piège — Un seuil à zéro veut dire « je ne surveille pas », pas « alerte dès que c’est vide ». Sans cette distinction, tout l’inventaire finirait en alerte et personne ne regarderait plus la liste.

2. Déclarer les perches

Une perche porte des appareils. Elle se décrit par trois nombres, et le premier est celui qu’on saisit de travers.

La distance, la hauteur, la longueur

Onglet Perches. La distance se compte depuis le nu du cadre de scène — l’origine de toute cote au théâtre. La hauteur est celle d’accroche. La longueur borne la position latérale des appareils.

Le piège — Une perche de face est devant le cadre : sa distance est donc négative, et c’est normal. Saisir 4 au lieu de −4 met votre face au lointain, et le plan de scène le montre tout de suite.

3. Déclarer les blocs de gradateurs

À faire avant de patcher quoi que ce soit. C’est aussi l’étape qui évite l’erreur la plus coûteuse du montage.

Adresse, nombre de circuits, capacité

Onglet Patch. Un bloc porte un nom, une adresse DMX de départ, son nombre de circuits, et la puissance qu’un circuit accepte — 2 kW est le standard, beaucoup de blocs font 3 kW.

Le piège — Un bloc occupe lui-même autant de canaux DMX qu’il a de circuits. Un bloc de 24 adressé en 1 occupe les canaux 1 à 24. C’est ce qu’on oublie : y poser une barre LED en 12 marche parfaitement sur le papier et allume des circuits au hasard sur le plateau. Lumika compare les deux dans le même espace et vous le dit avant le montage.

4. Poser le plan de feu

Maintenant seulement. Chaque appareil posé prend un modèle de l’inventaire, une perche, une place et un patch.

Poser, numéroter, patcher

Onglet Plan de feu. Le numéro est celui qu’on crie pendant le montage — ce n’est ni l’adresse ni le circuit. La position latérale se compte depuis l’axe de la salle : négatif à jardin, positif à cour.

Le piège — Le formulaire suit le genre de l’appareil : un traditionnel ne demande qu’un circuit, un DMX qu’une adresse. Il n’est jamais possible de renseigner les deux — un appareil qui porte les deux est un appareil dont personne ne sait comment on l’allume.

Laisser Lumika répartir

Onglet Patch, bouton « Proposer une répartition ». Elle place les projecteurs traditionnels sur les circuits : le plus gourmand d’abord, puis le premier circuit qui l’accepte. Vous voyez la proposition avant de l’appliquer.

Le piège — Ce que vous avez patché à la main n’est jamais déplacé : on complète un patch, on ne le refait pas dans votre dos. Et un projecteur plus gourmand qu’un circuit entier est refusé et nommé, jamais casé de force.

5. Vérifier, puis imprimer

Les deux écrans qu’on regarde en dernier, et qui font gagner la soirée.

La vue de scène

Onglet Scène. Le plateau vu du dessus, les perches à leur distance. L’écran des perches montre le gril de face ; celui-ci montre la profondeur, et c’est elle qui décide de tout — une face qui vient de trop loin écrase les volumes.

La feuille de patch

Onglet Feuille, bouton Imprimer. C’est le document qu’on emporte au montage : trié par patch et non par numéro d’appareil, parce qu’on ne cherche pas « où est le 12 » mais « qu’est-ce qu’il y a sur le circuit 7 ».

Le piège — Les appareils sans patch sont listés en tête, exprès. Un appareil accroché que personne n’a patché, c’est ce qu’on découvre au noir.