PUBLIÉ — 0.1.0 · WINDOWS ET LINUX
La carte, et la réponse.
Acustika calcule la couverture sonore de votre salle et l'affiche. Et surtout, elle propose où poser les enceintes — pas seulement une carte qu'il faut savoir lire.
Décrire la salle, lire la couverture
Une salle n'est pas un rectangle. On dessine ses zones à la souris, on leur donne leur pente, on pose les enceintes et on les vise : la carte se recalcule à chaque geste.
Des zones dessinées librement
Point par point, de forme quelconque, plusieurs par projet. Une forme en L exclut bien son creux, là où un simple rectangle englobant l'aurait accepté.
Avec leur pente, en pourcentage : des gradins de 8 m à 15 % montent de 1,20 m, et les oreilles montent avec le sol.
Une carte de couverture
Recalculée à chaque geste, sur une échelle de 24 dB, avec la moyenne et l'écart de chaque zone.
C'est l'écart de toute la salle qui compte, pas la moyenne des écarts. Une salle au parterre régulier et au balcon 12 dB en dessous n'est pas bien couverte, même si chaque zone prise à part l'est.
Une bibliothèque d'enceintes
On choisit un modèle avant de le poser, au lieu de tout ressaisir à chaque projet. L'ouverture se règle bande par bande.
Une enceinte est très directive dans l'aigu et presque omnidirectionnelle dans le grave : un calcul à une seule fréquence est trompeur et donnerait de mauvais conseils.
Le conseil de placement
L'application essaie plusieurs placements et retient celui dont la couverture est la plus régulière — hauteur, angle, écartement, retards.
Puis elle explique pourquoi. Sans explication, personne ne fera confiance au résultat, et l'outil ne servira à rien.
Ce qu'elle ne fait pas
Une carte de couleurs est très convaincante, même quand elle est fausse. C'est la raison pour laquelle cette section existe, et pourquoi l'application répète la même chose à l'écran.
Ni réflexions, ni réverbération
Acustika calcule un champ direct. Les murs, le public et le mobilier ne sont pas modélisés. Une salle réelle ne ressemble jamais au modèle.
Pas de déphasage entre enceintes
L'addition suppose des sources décorrélées : deux sources égales donnent +3 dB, pas +6. Deux sources cohérentes peuvent en réalité monter à +6 dB ou s'annuler.
Ni lancer de rayons, ni STI
EASE et ses semblables, ce sont des décennies de travail par des équipes d'acousticiens. Promettre la même chose reviendrait à livrer des cartes fausses avec l'aplomb des vraies.
Ce qui est atteignable est déjà utile : la couverture, la pression sonore, les retards d'appoint, et le conseil de placement. Le conseil restera une proposition, jamais une certitude.
Des formats ouverts, et un projet qui vous appartient
Un projet est un fichier, pas une ligne dans une base : une simulation se transmet, s'archive avec un dossier de chantier, se compare.
Du JSON lisible
Dans dix ans, on l'ouvrira encore avec un éditeur de texte. C'est exactement le reproche qu'on fait aux formats fermés.
CLF, SOFA, ou du CSV
GLL est un format fermé, sans spécification publique. Acustika vise CLF, créé comme alternative ouverte, et SOFA (norme AES69).
La saisie à la main marche toujours
Beaucoup de fabricants publient leurs diagrammes polaires en CSV. Quelques angles et quelques bandes suffisent à une carte utile. L'import CSV existe déjà.
Ce à quoi nous tenons
Acustika suit les règles de ResonLab, les mêmes que pour Ohmnia et Scenika.
Aucune connexion
Pas de compte, pas d'abonnement, pas de statistiques d'usage. Vos projets ne quittent pas votre machine.
Pas de serveur, volontairement
Acustika travaille sur des fichiers de projet, pas sur des données d'entreprise partagées. Deux personnes ne modifient pas une simulation en même temps.
Des messages qui expliquent
En français, précis, jamais un message technique brut. Quand le logiciel refuse quelque chose, il dit pourquoi.
Rien qu'on ne puisse rouvrir
Formats lisibles, code simple, aucun format fermé. C'est un engagement, pas une préférence.
Ce qui n'est pas garanti est dit
Acustika ne remplace pas un acousticien. Ce qui est indicatif est annoncé comme tel, à l'écran et pas seulement dans les conditions.
Vérifié, pas affirmé
La physique est éprouvée contre des valeurs connues à la main : −6 dB par doublement de distance, +3 dB pour deux sources égales, 2,9 ms par mètre.