Scenika

GUIDE DE PRISE EN MAIN

Par où commencer.

Parc, locations, puissance, DMX, puis la facturation et le travail à plusieurs. Cet ordre-là, et pas un autre : c’est celui dans lequel l’application ne refuse rien.

1. Remplir le parc

On commence toujours par là. Tout le reste s’y rattache : une location sort du matériel du parc, un calcul de puissance additionne ses watts, un patch DMX lit ses nombres de canaux.

Saisir le matériel

Onglet Parc. Pour chaque référence : sa désignation, sa quantité, son état, son emplacement. Pour ce qui consomme, sa puissance en watts. Pour un projecteur DMX, son nombre de canaux et ses modes.

Le piège — Le matériel loué à un confrère n’est pas le matériel possédé. Un parc contient les deux, et les mélanger fausse les inventaires le jour où l’on rend le camion. Distinguez-les dès la saisie.

Les modes d’un projecteur

Le même modèle existe souvent en 8, 16 ou 32 canaux. Saisissez tous les modes disponibles : le patch choisira celui réglé sur l’appareil posé.

Le piège — Le nombre de canaux dépend du mode, pas seulement du modèle. Un appareil en 16 canaux adressé en 001 occupe 001 à 016 : le suivant ne peut pas commencer avant 017. Un mode mal renseigné donne un patch faux sans que rien ne le signale.

2. Sortir et rentrer du matériel

Une location dit qui a quoi, depuis quand, jusqu’à quand. C’est aussi ce qui rend la disponibilité réelle, et non théorique.

Créer une location

Onglet Locations. Le client, les dates, les lignes de matériel. Une location commence en « prévue », puis passe en « sortie » au départ du camion, puis en « rentrée » au retour.

Le piège — Seules les locations **sorties** retiennent du matériel. Compter les prévues rendrait le parc indisponible dès qu’on esquisse un devis — et on cesserait de saisir les devis, ce qui est exactement l’inverse du but.

Enregistrer les retours

Au retour, saisissez ce qui rentre, ligne par ligne. Ce qui manque reste visible : l’écran vous dit ce qui n’est pas revenu, et de chez qui.

Le piège — Le parc ne bouge jamais quand du matériel part. Il dit ce qu’on possède ; ce qui est dehors se calcule. Décrémenter les quantités à la sortie serait plus simple et faux — une location oubliée laisserait un stock que rien ne rattrape, et on ne saurait plus si l’écart vient d’un vol, d’une casse ou d’une erreur de saisie.

3. Préparer la puissance

À faire avant le montage, pas pendant. C’est l’écran qui évite de faire sauter un disjoncteur en pleine représentation.

Déclarer les tableaux

Onglet Tableaux. Chaque tableau porte un nombre de circuits et leur intensité. Un 16 A en 230 V tient environ 3 600 W en théorie, moins en pratique.

Laisser Scenika répartir

Onglet Puissance. Le plus gourmand d’abord, puis dans le premier circuit qui l’accepte. La règle est simple exprès : un technicien doit pouvoir la refaire de tête sur le terrain, parce que c’est à la main qu’il branche.

Le piège — Un appareil plus gourmand qu’un circuit entier est refusé et nommé, jamais casé de force. Et ce calcul n’est pas un contrôle électrique : il ignore la longueur et la section des câbles, l’état du tableau, la simultanéité réelle et les appels de courant à l’allumage — une lampe à décharge peut tirer plusieurs fois sa puissance nominale en amorçant, et c’est souvent là qu’un disjoncteur déclenche.

4. Adresser le DMX

Le patch relié au parc réel : les chevauchements se voient avant le montage, pas pendant.

Poser les appareils

Onglet Calculateur DMX. Choisissez le matériel, son mode, son adresse. La carte des 512 canaux montre l’univers d’un coup d’œil : ce qui est pris, ce qui reste.

Le piège — Un univers DMX contient 512 canaux, ni 511 ni 513. Au-delà, il faut un second univers — Scenika le dit au lieu de produire un patch impossible, et propose la dernière adresse utilisable.

La version gratuite

Le même calcul existe en page web publique, sans inscription, sur le site de Scenika. La formule vit à un seul endroit : les deux ne peuvent pas diverger.

5. Facturer, et travailler à plusieurs

Deux choses que Scenika ne fait pas seule, et c’est délibéré.

Exporter vers Ohmnia

Depuis une location, Scenika prépare des lignes de facture — désignation, quantité, prix, référence d’inventaire — qu’Ohmnia importe.

Le piège — Scenika ne facture pas, et ne facturera pas. Refaire un module de facturation ici voudrait dire tenir deux fois les règles de TVA et de numérotation, dans deux logiciels qui finiraient par ne plus dire la même chose.

Le mode multi-postes

Une société de location a plusieurs personnes qui touchent au même parc. Paramètres → Mode multi-postes : les postes parlent alors à un serveur Nexika que vous installez vous-même, sur votre réseau.

Le piège — Le mode local reste le défaut. Sans choix explicite de votre part, rien ne change et tout fonctionne hors ligne. Et le serveur refuse d’écouter sur le réseau tant qu’aucun administrateur n’existe et sans chiffrement — sinon le premier venu créerait son compte et prendrait le parc.